Une agence de placement traite plus de données personnelles par collaborateur que la plupart des entreprises : numéros AVS, coordonnées bancaires, permis de travail, certificats. Cette page décrit les mesures en place, avec des faits vérifiables plutôt que des adjectifs.
Un compte par personne, et une double authentification obligatoire
Chaque collaborateur a son propre compte nominatif - ses identifiants, ses droits, sa traçabilité.
L’accès exige deux facteurs, sans exception :
- un mot de passe fort, récupérable par la commande « Mot de passe oublié » ;
- un second facteur : soit un code à usage unique généré sur le téléphone mobile du collaborateur (Google Authenticator), soit une connexion avec double authentification SwissID.
Ce n’est pas une option qu’une agence peut désactiver. Beaucoup d’éditeurs proposent la double authentification ; peu l’imposent.
Pourquoi le partage de compte n’existe pas ici
Sur une licence facturée à l’utilisateur nommé, économiser des licences pousse à partager un compte entre plusieurs personnes. Ce réflexe très répandu crée trois problèmes d’un coup : un mot de passe qui circule, une double authentification qui perd son sens - partager un compte, c’est partager le téléphone qui reçoit le code - et des droits alignés sur la personne la plus privilégiée du groupe.
Le résultat est la perte de toute traçabilité : plus personne ne peut dire qui a consulté le dossier d’un intérimaire ou exporté une liste de salaires.
Chez nous, la licence se facture à l’accès simultané et le nombre de comptes est illimité. Ajouter une personne ne coûte rien, donc rien ne pousse à mutualiser un accès. La bonne pratique de sécurité et l’intérêt économique vont dans le même sens - la seule façon fiable de faire tenir une règle de sécurité dans le temps.
Qui voit quoi : 41 rôles, et un périmètre par conseiller
Deux mécanismes se superposent, et il est utile de les distinguer.
Les rôles déterminent ce qu’une personne peut faire. Il en existe 41, groupés par module - Placement, Facturation, Salaire, SwissDec, Administration - et organisés en familles récurrentes : lecture seule, lecture et écriture, impression et communication, comptabilisation et périodes, administration du module, extractions et statistiques. Chaque rôle porte deux descriptions explicites : l’accès outils (les écrans et les boutons) et l’accès données (la visibilité).
Le périmètre détermine sur quels dossiers. Chaque compte est rattaché à un conseiller principal, éventuellement à des conseillers secondaires et à des équipes. Ce rattachement commande ce qui est visible : missions, commandes, rapports, suivis, planning, alertes. Un compte sans conseiller ni équipe ne voit aucune donnée.
Le périmètre est appliqué jusque dans les détails d’affichage : sur le planning, une mission qui sort du périmètre de l’utilisateur apparaît comme « Occupé », sans révéler ni le client, ni l’employé, ni la nature de la mission. L’information de disponibilité passe, la donnée personnelle non.
Pour ouvrir un compte, vous pouvez copier les permissions d’un collègue occupant la même fonction, avec un aperçu des rôles ajoutés et retirés avant application - ce qui évite l’erreur classique du droit accordé par distraction.
Le départ d’un collaborateur
C’est le moment où les logiciels de gestion perdent en général la trace de quelque chose.
La suppression d’un conseiller exige de désigner un remplaçant : ses clients, employés, missions, commandes et suivis lui sont réaffectés. Aucun dossier ne devient orphelin.
Et l’historique d’activité reste rattaché au conseiller, pas au compte utilisateur. Il survit donc à la suppression du compte, et reste consultable en replaçant ce conseiller dans le périmètre d’un autre utilisateur. C’est exactement ce qu’un contrôle demande à voir.
Où vivent vos données
- Base de données - Google Cloud Platform Zurich
- Sauvegardes - Journalières, sur GCP Storage Zurich, immuables sur 4 mois
- Répartition - Trois centres de données de la région
europe-west6(a, b, c) - Stockage - Chiffré
- Accès - Bases de données et espaces de fichiers non publics ; application en HTTPS
« Immuables sur quatre mois » mérite d’être explicité, parce que c’est la mesure qui compte face à un rançongiciel : pendant ce délai, une sauvegarde ne peut être ni modifiée ni supprimée, y compris par nous.
Le portail de saisie des heures, un système distinct
Interijob, où vos intérimaires saisissent leurs heures et téléchargent leurs contrats de mission, n’est pas l’application de gestion. C’est un système séparé : base de données distincte, hébergée en Suisse, accès en HTTPS, bases et stockage non publics.
Cette séparation est elle-même une mesure de sécurité : un accès au portail intérimaire n’ouvre rien du côté gestion. Le détail des données traitées de chaque côté, catégorie par catégorie, figure sur notre page conformité nLPD.
Ce qui est tracé
- Le journal des opérations - traitements et envois en masse, avec leur résultat - et la liste de tous les e-mails émis par le système, dans la section Supervision
- L’historique d’audit des mutations de genres de salaire : qui a modifié quoi, et quand
- Le comptage et l’horodatage de chaque impression et de chaque envoi de bulletin de salaire
- Le suivi des demandes de signature électronique : statut, signataires, dates, avec le document signé protégé contre l’écrasement
- La conservation de l’échange XML envoyé et reçu pour chaque déclaration SwissDec
Les échanges avec l’extérieur
Chaque flux sortant passe par un canal identifié, pas par un export manuel qui se perd.
- SwissDec pour les déclarations aux caisses AVS, aux caisses d’allocations familiales, aux assureurs LAA, LAAC et indemnités journalières, aux institutions LPP et aux administrations fiscales
- SwissSign pour la signature électronique des contrats, avec un niveau Qualifié qui vaut équivalent légal de la signature manuscrite en droit suisse
- eBill PostFinance pour la facture déposée directement dans l’e-banking du client
- Les fichiers bancaires pain.001 et DTA, avec contrôle de validité de l’IBAN à la saisie et contrôle du format BIC/SWIFT
- L’analyse des CV, dont le traitement est effectué en Suisse
Ce qui relève de vous, et pas du logiciel
Nous préférons l’écrire ici plutôt que de vous le laisser découvrir.
| Obligation | Qui la porte |
|---|---|
| Devoir d’informer à la collecte (art. 19 à 21 nLPD) | Vos processus internes |
| Annonce des violations de données (art. 24 nLPD) | Vos processus internes |
| Analyse d’impact (art. 22 nLPD) | Vos processus internes |
| Information des collaborateurs sur les dispositifs les concernant | Vos processus internes |
Le logiciel vous fournit la matière - comptes nominatifs, droits par fonction, périmètre de visibilité, journaux, exports, hébergement suisse. Il ne vous rend pas conforme, et nous nous refusons à l’écrire.
Notre position réglementaire
Interiware est responsable de traitement au sens de l’art. 5 let. j nLPD, et non sous-traitant. Nous n’intervenons pas dans la collecte : les données que nous traitons proviennent de vous.
Un point de contact unique répond à toute question relative à la protection des données : support@interiware.com, +41 22 919 10 59.
Le détail complet - catégories de données, finalités, durées de conservation, procédure en cas de violation - est publié sur notre page conformité nLPD.